Les noms de nombre
1 Nombres cardinaux
Seul ain «un» est déclinable (en vieux-burgonde, les nombres deux, trois et quatre l’étaient également), il suit la déclinaison forte de l’adjectif. Au pluriel, il a le sens de «seul, unique, seulement» : jú aini «vous seul, seulement vous». Les nombres sont les suivants :

1 M. ain, Nt. ain, F. aina 12 tvalf 80

attig

2 tva 13 dritún 90 niuntig
3 dria 14 fjúrtún 100 hunda
4 fjúr 15 fimtún 200 tva hundi
5 fimf 20 tvatig 1.000 dúsund
6 sæs 21 tvatig og ain 2.000 tva dúsundi
7 sibu 30 drítig 10.000 tiun dúsundi
8 atu 40 fjúrtig 100.000 hunda dúsundi
9 niu 50 fimtig 1.000.000 miljun
10 tiun 60 sestig 1.000.000.000 miljard
11 elf 70 sibtig    
1895 dúsund atu hundi niuntig og fimf
2 Nombres ordinaux
Ils se déclinent comme des adjectifs faibles.
L’ordinal de ain est fruma, celui de tva est andir (Nt. andru, F. andra) qui a également le sens de "autre". Les autres se composent à partir du cardinal et du suffixe -da : drída, fjúrdasibu, atu, niu font leurs ordinaux en insérant un «n» étymologique : sibunda, atunda et niunda.
L’ordinal de hunda est hundirda et celui de dúsund est dúsunda (Nt. dúsunda, F. dúsundu)

La composition adverbiale
1 L’adverbe de manière
Il se forme traditionnellement à partir du radical de l’adjectif simple ou sur le degré «zéro» des superlatifs et comparatifs et cela de différentes façons :
• par le suffixe s : ers «plus tôt», neks «plus près» ;
• par le suffixe -fa : blindfa «aveuglément», hardfa «durement», gódfa «bonnement, heureusement» ;
• par le suffixe intensif -lig : hardlig «très durement», hrainlig «proprement», erlig «très tôt» ;
• par l’emploi de mest avec le sens de «très» suivi du radical de l’adjectif et le suffixe s : mest langs «très longuement».
Il peut être également remplacé par l’adjectif au degré «zéro» : lang fara «conduire longtemps».
Selon le locuteur, son origine géographique ou sociale, le contexte et l’intensité du propos, on peut choisir diverses formes de marque de l’adverbe : lang fara n’aura pas vraiment le même sens que langfa fara ou langlig fara .
2 L’adverbe de temps
Une série de mots simples marquent l’évocation du temps : nu «maintenant», ufta «souvent», suns «bientôt», nóg «encore», «déjà».
Une seconde série est tirée de thèmes pronominaux : dan «alors», hvan «quand ?», hvand «pourquoi ?», hvar «où ?»
Enfin, la troisième série est issue d’anciens cas employés adverbialement : gistra «hier , hjúta «aujourd’hui», morgins «demain», sinlig «toujours» et næs «jamais».
3 L’adverbe de lieu
Les adverbes locatifs ont souvent trois formes :
inn «vers l’intérieur», inna «à l’intérieur, (af) inna «de l’intérieur»
út «vers l’extérieur», úta «à l’extérieur», (af) útna «de l’extérieur»
úp «vers le haut», úpa «en haut», (af) úpna, úfru «du haut»
dald «vers le bas», dalda «en bas», undru «du bas»
hidri «vers ici», hér «ici», hédru «d’ici»
da «vers là», dar «là», dadru «de là»
haim «vers la maison», haima «à la maison», (af) haima «de la maison»
færa «loin»
néka «proche»

Ces adverbes sont d’un emploi très fréquents :
si is inna, úta, haima «elle est à l’intérieur, à l’extérieur, chez elle»
iz kvams af innan, af útan, af haiman «il est venu de l’intérieur, de l’extérieur, de la maison»